( 4 novembre, 2007 )

Mon enfant, Ma vie I

 

PROLOGUE

- Je suis heureux d’accueillir aujourd’hui l’écrivain qui a reçu le prix Nobel pour son roman lors de la remise des prix : Gwladys Forde.

Celle-ci entra à l’annonce de son nom et fut acclamée par une huée d’applaudissement. Elle était vêtue d’une sublime robe de soirée qui mettait ses formes généreuses en valeur. Ce cocktail organisé en son honneur la touchait plus que tout. Elle monta sur le podium avec l’assurance d’une reine. Elle n’avait pas peur car elle avait attendue cet instant depuis bien longtemps. Son ami, et éditeur, lui laissa la place après lui avoir baisé la joue avec délicatesse.

Gwladys brillait par la grâce de ses mouvements, cela témoignait de la bonne éducation qu’elle avait reçue. Elle possédait de sublimes cheveux soyeux qui à chaque mouvement de tête semblaient flotter sur l’air avant de se poser sur ses épaules dénudées. Elle approcha son visage du micro sans la moindre trace de gène, puis elle commença son discours. Elle procédait une bouche sensuelle qui attirait les regards mais elle ne s’en rendait même pas contre, une seule chose avec de l’importance à ses yeux, elle avait enfin pu concrétiser son rêve. Elle parla, non pas avec sa tête, mais avec son cœur. Elle mettait ton son amour dans les mots qu’elle utilisait comme dans son dernier roman. Elle était entière dans chacune de ses paroles. Elle avait été élevée dans la droiture et son corps tout comme son âme transpirait de cette sincérité.

- Bonjour, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je vous remercie de votre présence qui me touche énormément. Je vais aller droit au but et ne pas tourner palabrer. Mon livre comme vous le savez est tiré d’une histoire vraie, mon histoire, celle de mon père et de ma mère en particulier. Certains d’entre vous sont venus pour avoir des réponses à leurs questions, d’autres par curiosité. A part vous dire que je l’ai écrit pour moi, pour que l’histoire de mes parents se sache, je n’ai rien à ajouter. D’après moi, il suffit de lire mon livre pour connaître le font de ma pensée alors vous pouvez poser vos questions et j’assumerais qu’elles me plaisent ou non. J’estime que toute question à droit à une réponse, bien sur je vous demanderais d’éviter les question insidieuse, merci d’avance.

Plusieurs mains se levèrent, elle en désigna une au hasard.

- Le titre de votre livre semble un peu fort même s’il résume bien l’ensemble de cet œuvre. Il forme un grand contraste avec le contenu plutôt modeste, vous a-t-il été imposé, demanda celle-ci.

- « Mon enfant, ma vie » m’est venu de ma mère. Je n’ai pas honte d’avoir repris ce terme car ce roman retrace sa vie. Après son long sommeil elle me disait souvent que son choix ne marquait pas une fin mais un commencement. Elle affirme que je lui donnait le vie et non, le contraire. J’étais pour elle une source d’énergie qui l’aidait à se battre, elle qui avait baissé les bras. J’aime à croire qu’il en est encore ainsi aujourd’hui. En écrivant ce roman, c’est lui rendre hommage. Rien ne m’a été imposé, j’ai fais mes propre choix et personne ne peut me dire comment j’ai ressentit les choses. Personne ne peu me dire quand j’ai pleuré, ou quand j’ai ris alors laissé un inconnu intervenir était impensable, seuls mes parents ont dis leurs mots et seuls leurs opinions comptaient à mes yeux. Je dois avouer que je suis la digne fille d’un homme d’affaire renommée.

Des rires fusèrent de part et d’autre le la salle, sa fougue plaisait beaucoup au spectateur. Elle leur plaisait par sa simplicité et par son sens de la répartie.

 

Sa mère l’observait depuis le public les larmes aux yeux et le cœur serré de ressentir tant de bonheur. Elle était la femme la plus heureuse qui soit au monde. Elle était sure maintenant qu’elle avait fait le bon choix. Elle n’avait plus de doute, elle avait eut raison même si cela avait été la pire décision qui soit au monde. Elle avait agit au mieux et elle n’en ressentait aucun regret.

Son esprit n’était plus dans le présent. Il erra dans le passé bien malgré elle, elle repensa au début de cette histoire qui avait été un tournant dans son existence.

A cette époque, elle était encore jeune. Sa fille était encore loin de naître. Elle n’avait pas rencontré Frédéric, son présent époux. Et… elle n’avait plus l’usage de ses jambes, elle était paralysée moteur depuis deux ans…

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(1) Commentaire

1 Commentaire à “ Mon enfant, Ma vie I ” »

  1. C dit :

    Bonjour Claire, J’ai découvert votre blog et je vous félicite. On voit qu’écrire est une vraie passion pour vous. Je suis toute nouvelle sur Unblog. Peut-être aimerez-vous visiter mon blog ! A bientôt, j’espère. C

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